agir

verbe intransitif 1. Faire qqch., avoir une activité qui transforme plus ou moins ce qui est. Se comporter dans l’action de telle ou telle manière. Il a bien, mal agi envers eux. Agir au nom de qqn (➙ agent). 2. (choses) Produire un effet sensible, exercer une action, une influence réelle. ➙ influer, opérer. Le remède n’agit plus.

maintenant ​​​

adverbe 1. Dans le temps actuel, au moment présent. ➙ actuellement, à présent. C’est maintenant ou jamais. À partir du moment présent (+ futur). Maintenant, tout ira bien. Dès maintenant. À partir de maintenant. ➙ désormais. Maintenant que locution conjonctive (+ indicatif) : à présent que, en ce moment où.
Pour sa première exposition publique, les intentions du photographe ambulant sont simples. Montrer à voir des paysages, situations, personnes au travers de clichés photographiques. Ensuite, et grâce à la légende, rappeler la relation avec l'intitulé #agirmaintenant.

Note d’intention :

#agirmaintenant (face à l’urgence climatique) est la formule sur laquelle repose la démarche du photographe ambulant. Depuis maintenant plus de 50 ans(1), des informations et données scientifiques sont publiées, des feuilles de route sont rédigées. Cependant le passage à l’action tarde à arriver…

La situation est complexe et elle continuera de le devenir à mesure que seront repoussées les nécessaires changements d’habitudes et de comportements qui doivent prévaloir à tous les étages de nos sociétés : états, entreprises, institutions et individus.

Il s’agit, d’inscrire la trajectoire des humains et celle des êtres vivants dans un récit différent qui existe déjà en certains lieux de la planète.

Une redistribution des rôles pour cette nouvelle représentation (et non ultime, espérons-le…) où le tonnerre d’applaudissements et les rappels du public seront remplacés par les gigatonnes de CO2 intentionnellement laissées sous terre afin de rester sous la barre des 1,5 degrés Celsius. Plus cette quantité non-utilisée sera grande, plus le triomphe de l’Humanité sera assourdissant !

L’objectif du photographe ambulant est de faire cohabiter réduction de l’empreinte carbone avec le développement d’une activité artisanale de subsistance. Réduire tout d’abord et transformer les contraintes afférentes à cette trajectoire frugale en nouvelles ressources et opportunités. Ces dernières permettant de boucler les fins de mois de l’économie familiale.

Pour sa première exposition publique, les intentions du photographe ambulant sont simples. Montrer à voir des paysages, situations, personnes au travers de clichés photographiques. Ensuite, et grâce à la légende, rappeler la relation avec l’intitulé #agirmaintenant.

IMPORTANT : il est essentiel pour le vélo photographe de rappeler que son intention ne consiste, en aucune manière, à donner des leçons en matière d’écologie ou de savoir-être. Non. Il s’agit du point de vue subjectif et partial un homme quarantenaire « occidental » alors que débute la 2ème décennie du 21ème siècle après J.C.

(1) Publication en 1972 du rapport Meadows « les limites à la croissance »
Mise en abîme paysagère - en haut : parc éolien et silos à l'horizon - en bas : les-dits silos encadrant l'aérogénérateur - à la frontière entre l'Oise et la Somme - novembre 2021
Mise en abîme paysagère - en haut : parc éolien et silos à l'horizon - en bas : les-dits silos encadrant l'aérogénérateur - à la frontière entre l'Oise et la Somme - novembre 2021

Énergie – l’impact des réalisations humaines

Pour parcourir les grandes distances qui le séparent des plaines des Hauts-de-France, le photographe ambulant troque son vélo pour un véhicule thermique. Le temps d’un road-trip entre plusieurs parcs éoliens, il s’agit de trouver, pour chaque site, la signature paysagère de ces grandes « dames blanches » sur leur territoire.

Les éoliennes, il est vrai, impactent l’environnement qui les entoure. Cependant, toute réalisation humaine entraine un impact, direct ou indirect sur le système « terre », et ce à court ou long terme : le bruit et la perte de biodiversité liés à un axe routier, l’émergence de silos ou entrepôts mesurant près de 50m de haut.

A chaque fois, il peut être pertinent de juger (aussi objectivement que possible) les « pour » et les « contre », de s’interroger sur la fonction des ouvrages en concernés et les bénéfices qu’ils rapportent à la communauté en termes écologiques, sociaux et économiques.

C’est par ce qu’une autoroute permet de gagner du temps dans les trajets quotidiens ou assure une meilleure sécurité à l’étudiant.e. qui rentre chez ses parents, que les riverains et les habitants d’un territoire ne remarque plus les 2x2voies qui barrent la campagne de leur territoire et les obligent parfois à détourner leur itinéraires. De la même manière, un phare permet de ramener les marins sains et sauf au port. On en trouve même sur des cartes postales !

Dans le cas de l’énergie, renouvelable ou pas, c’est aussi cette question qu’il est bon de se poser, quels bénéfices immédiats pour soi, et à plus long terme pour les générations à venir. Un des enjeux actuels est de développer un sens de la responsabilité individuelle et collective qui s’inscrive dans un récit de vie plus frugal, aux habitudes et comportements renouvelés. Si nous réduisons notre soif d’énergie, utilisons les ressources existantes de manière plus efficaces et plus justement réparties, alors il peut être envisageable de fonder une politique énergétique sur un bouquet de ressources renouvelables et décentralisées.

Les 1001 vies d'une bouteille de bière artisanale - opérateur de ligne - vérification optique du flacon en sortie de laveuse - Boutin Services à Clisson - juin 2020

Consommation et déchets – la consigne fait son retour dans l’ouest

Au printemps 2020, le photographe ambulant prend contact avec la Brasserie Drao à Melesse. Cette ferme a choisi, volontairement et sans financements extérieurs, de mettre en place la consigne des bouteilles en verre.

Le vélo photographe suivra ainsi l’itinéraire « exceptionnel » de ces bouteilles : une histoire en images qui débute à l’occasion de l’ouverture d’un flacon de boisson fermentée, continue lors du dépôt de la bouteille vide à la proche épicerie coopérative Breizhicoop. Depuis son lieu de stockage transitoire, l’ensemble des flacons vides est rapporté par le brasseur directement chez lui, à l’occasion d’une livraison. C’est à la ferme brassicole que l’ensemble des bouteilles vides sont stockées. On compte plusieurs conteneurs métalliques.

A fréquence régulière, ces derniers sont acheminés à l’usine de lavage. Située à Clisson, l’entreprise Boutin Service et ses employés s’occupent de redonner une nouvelle vie aux bouteilles. En quelques heures à peine, les bouteilles sont nettoyées, vérifiées, séchées et conditionnées. Méticuleusement empilées sur une palette, les flacons brillants de propreté sont recouverts d’un film plastique, prêts à reprendre le chemin de la ferme-brasserie. Quelques semaines après, ce sera en à peine une matinée que les bouteilles vides et anonymes seront remplies, ré-encapsulées et étiquetées avec l’intitulé approprié. Prêtes à repartir désaltérer un.e. nouv.eau.elle amatrice de bière artisanale et locale.

Aller plus loin : Distro, la coopérative qui s’occupe la consigne en Bretagne
L'univers fertile de la boulange paysanne - en haut : échanges de semences paysannes - au milieu et en bas : les coulisses de la formation-action "de la semence au pain" proposée par l'association Triptolème - Bretagne et grand ouest - novembre 2020 et septembre 2021
L'univers fertile de la boulange paysanne - en haut : échanges de semences paysannes - au milieu et en bas : les coulisses de la formation-action "de la semence au pain" proposée par l'association Triptolème - Bretagne et grand ouest - novembre 2020 et septembre 2021

Alimentation – développer des systèmes alimentaires autonomes et résistants

La boulange a été une découverte tardive pour le photographe ambulant. C’est à Bain-de-Bretagne, dans le fournil de Trebara qu’il aura la première fois mis la main à la pâte. Cette expérience alimentera nombre de projets individuels et d’expériences photographiques.

Depuis lors, le pain occupe une place à part dans le quotidien familial. Un pain bien élevé, aux farines rigoureusement sélectionnées, sur fermentation au levain naturel. C’est un aliment nourrissant et accessible à toutes les bourses. D’ailleurs, c’est au détour d’une lecture sur le pain que l’auteur rappelait qu’au début du XXème siècle, 80% de l’énergie (comprendre le calories) puisée dans l’alimentation quotidienne des français.e.s provenait du pain.

Au cours de ses lectures et pérégrinations boulangères, le vélo photographe a fait la connaissance de l’association Triptolème qui milite activement pour l’émancipation des paysans grâce aux semences paysannes et aussi au partage de bonnes pratiques autour de la panification.

Si les rendements sont moindres que pour les blés dits modernes, ces blés « population » peuvent mieux résister aux aléas climatiques qui risquent de se répéter dans les années à venir. Ils ont l’immense avantage de la fertilité, c’est à dire qu’une partie du grain sera mise de côté pour la récolte de l’année prochaine.

Les clichés ici présents ont été pris en immersion lors d’une semaine de formation de futur.e.s néo-boulang⋅ères⋅ers dans différentes ferme du Morbihan. Cette expérience aura été l’occasion de comprendre la difficulté que représente l’installation et le fait de trouver des terres. Par leurs témoignages et leur manière de vivre, cette semaine aura été l’occasion de rencontrer des femmes et des hommes aux prises avec les éléments naturels mais libres et autonomes dans leurs pratiques professionnelles.

Aller plus loin : réseau semences paysannes, association Triptolème, le livre enquête de Marie Astier Quel pain voulons-nous ?
Inclure la participation des habitant.e.s des territoires au succès d'une entreprise ou d'un projet - à gauche : séance test-produit pour la revue culinaire La Grenouille à Grande Bouche - au milieu : formation "caisse" à l'épicerie coopérative Breizhicoop - à droite : assemblée générale du parc éolien citoyen ISAC-WATTS - Rennes février 2021, octobre 2019 - Redon mai 2019

Transition économique et sociale – quand les initiatives participatives renouvellent le rapport au travail

Quel ingrédient relie des entreprises aussi variées qu’une épicerie de quartier, un restaurant et une revue culinaire et une centrale de production d’électricité à partir de sources renouvelables ?

La dimension participative. l’inclusion d’individus « comme tout le monde ». En fonction du contexte, ces femmes et hommes se font appeler des citoyen.ne.s, des habitant.e.s du territoire, des particuliers, riverain.e.s. En fin de compte, le titre n’importe que peu.

En effet, ces individus, on décidé d’agir maintenant en contribuant à la concrétisation d’une utopie. Rappelons-le, l’utopie n’est pas d’imaginer vivre dans le monde des Bisounours mais de simplement croire que le monde peut être différent. Ensuite, lorsque c’est possible, ces femmes et hommes décident transformer cette volonté en actes.

En France il existe de nombreuses épiceries et supermarchés qui appartiennent à leurs clients-coopérateurs. Prenons l’exemple de l’épicerie coopérative rennaise Breizhicoop.

Tout d’abord, en achetant des articles en circuit-court les client.e.s rémunèrent justement les personnes qui les ont produits et dynamisent l’économie locale. Cependant, le véritable marqueur différentiateur de la participation est ailleurs. En effet, chaque coopérat.rice.eur donne de son temps pour assurer le bon fonctionnement de la coopérative. Cette contribution s’élève à 3h par mois qui peuvent être consacrées aussi bien à la caisse, à réceptionner les livraisons ou au remplissage des silos de produits en vrac.

A l’heure où chacune des minutes de nos journées sont ajustées et optimisées, ce don de disponibilité représente une brèche dans le totem occidental « le temps c’est de l’argent ». Finalement, cette épicerie montre que le temps c’est aussi du lien, du savoir faire, des compétences qui peuvent être mis au service d’un projet collectif. Ce volume de temps bénévolat est une richesse. Un trésor non-marchand qui permet de faire tourner la boutique en réduisant les frais fixes tout en autorisant l’embauche en CDI d’un.e. salariée.

Nombreux sont les secteurs d’activités qui accueillent et valorisent la participation spontanée. Une autre initiative remarquable mais qui n’aura malheureusement pas survécue à la catastrophe sanitaire est la revue et restaurant La Grenouille à Grande Bouche. Cette structure était un terreau fertile pour mettre un pied dans le monde du journalisme ou de la restauration. Le tout encadré et accompagné par une équipe de professionnel.le.s engagé.e.s.

A une échelle différente, émergent les projets d’énergies renouvelables dits « citoyens ».  La participation des riverains et autres personnes actionnaires se mue dans une premier temps en soutien financier lors de la phase de développement. Cependant, une fois le projet concrétisé ce sont des particuliers élus qui siègent au conseil de direction. Ils prennent alors part aux décisions opérationnelles et stratégiques de la société d’exploitation de la centrale. Le parc éolien devient ainsi, pour le territoire qui l’accueille, un outil d’autonomie énergétique en même temps qu’il apporte un bénéfice concret et régulier aux actionnaires citoyens.

Aller plus loin : Breizhicoop, l’épicerie coopérative de Rennes, la SAS citoyenne ISAC-WATTS propriétaire du parc éolien de Sévérac et Genourët, l’article « test produits – l’alimentation de demain » issu de l’atelier participatif de dégustation organisée par la revue La Grenouille à Grande Bouche.
Une ceinture verte pour respirer et se nourrir - en haut : récolte de salade de pleine terre chez le Rheu Maraîchers - en bas : un concombre et sa fleur - Le Rheu - Juin 2021

Alimentation – une ceinture verte pour mieux respirer et manger

Du pain; au levain naturel; et des des fruits et légumes; locaux, de saison et rémunérant justement les producteurs; voici les ingrédients d’un régime alimentaire de base. Un régime bon pour l’emploi, bon pour le climat et surtout bon pour la santé. Ce dernier sera raisonnablement complété de produits laitiers, boissons fermentées et de viande de temps à autres.

Les photos ici présentes ont été récoltées lors d’une mission photo chez Le Rheu Maraîchers. La silhouette des Horizons émerge d’une haie alors que les ouvriers agricoles coupent les pieds de salades riches de différentes couleurs et textures. Pour le photographe ambulant, la présence du célèbre édifice rennais dans ce théâtre d’opération agricole rappelle l’enjeu déterminant de l’artificialisation des sols.

Par définition (1), un système alimentaire durable doit contribuer à préserver la diversité biologique et culturelle et conduire à une meilleure utilisation des fonctions écologiques des écosystèmes, tout en prenant en compte la dimension sociale et économique.

Les espaces cultivés ou cultivables à proximité directe de Rennes sont en concurrence avec l’étalement urbain de cette métropole attractive. Tenir bon en produisant de l’alimentation naturelle et créatrice d’emplois est un vecteur de résilience territoriale, une manière d’#agirmaintenant.

(1) Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture – 2010
Aller plus loin : la publication Afterres 2050, un horizon pour l’agriculture et l’alimentation produit par l’entreprise association SOLAGRO. Le site internet de Le Rheu Maraîchers, le manifeste reprendre la terre aux machines (2021 Seuil) co-écrit par l’Atelier Paysan.
 
Le premier confinement en Ille-et-Vilaine - à gauche : famille confinée à 20h - à droite : centre anti-covid opérationnel - Rennes et Tinténiac - printemps 2020

Catastrophe sanitaire – l’engagement bretillien face à la déferlante covid19

Parmi les risques associés au dérèglement climatique, les scientifiques et associations évoquent depuis longtemps les pandémies causées par l’apparition de virus nouveaux libérés, par exemple, par la disparition du pergélisol sibérien ou canadien. Avant le printemps 2020, cette menace était entendue d’une oreille distraite pour être rapidement évacuée par notre (protecteur) cerveau.

La menace était impalpable, lointaine et minorée à la lumière des réguliers et médiatiques progrès de la médecine moderne. La catastrophe de la covid19 aura remis au centre de nos existences l’incertitude, la finitude des ressources (matérielles et humaines). L’humain n’est qu’une espèce parmi d’autres sur la Terre.

Pendant l’épisode pandémique et alors que la désorganisation du pouvoir centralisé était complète avec une pénurie de masques, de gel hydroalcoolique le photographe ambulant a pu voir la réaction des habitant.e.s des territoires. A l’époque, le premier pic (d’une longue série) n’était pas encore atteint et personne n’avait idée de l’amplitude de la vague qui déferlerait sur la population.

Cependant, les conseils généraux se sont organisés et avec l’aide du corps médical local, ils ont évalué, approvisionné, réquisitionné du matériel et des locaux. L’urgence sanitaire était là et il était de la responsabilité de tou.te.s de se préparer au mieux et avec les moyens du bord.

La pandémie que nous avons vécu est une preuve que nous savons nous responsabiliser et que nous pouvons, même rapidement, changer nos comportements pour faire face à l’urgence climatique, plus sournoise et diffuse.

Rennaises artisanes et commerçantes - en haut : Jaiane (Beleza) - au milieu : Mathilde (Succulente) - en bas : Blandine (restaurant Essentiel) - centre ville de Rennes - 2021

Économie et société – les atouts d’un centre ville vivant face à une offre en ligne pléthorique et intrusive.

C’est à travers les missions photographiques du guide touristique le Petit Futé, que le photographe ambulant a découvert les coulisses de plusieurs établissements rennais. A mesure qu’il engrangeait les séances il s’est rendu compte de la richesse que ses commerçant.e.s et des artisan.e.s apportaient au territoire.

Certains sont labellisés « bio », « green food », d’autres affichent d’être alimentés en électricité d’origine 100% coopérative et renouvelable. Ces informations restent accessoires par rapport à l’énergie qui les animent et les missions qu’ils et elles se fixent. Leur véritable rôle et valeur ajoutée réside dans la main, le savoir faire de l’artisan.e. et le lien, l’écoute, l’empathie que sait développer et entretenir un.e. commerçant.e avec ses client.e.s.

La créativité, rigueur et organisation de la cheffe, le toucher de pâte et la maîtrise des fermentations du boulanger, la délicatesse et le sens artistique de la fleuriste, la bonne humeur et l’énergie communicative de l’artisane coiffeuse sont des outils de résilience territoriale. En effet, pas besoin de serveurs, de site Internet ou de visioconférences pour que ses femmes et hommes apportent de la richesse sociale et économique au hameau, village ou à la métropole dans laquelle elles et ils officient.

A l’envahissement des écrans, omniprésence des algorithmes et plateforme de mise en relation, le commerce et l’artisanat de proximité représentent une voie sobre, efficiente et décentralisée qui s’alimente non pas à partir de sources d’énergies synthétiques et épuisables mais humaines en perpétuel renouvellement.

Les Conversations Carbone aide les individus à réduire leur empreinte carbone " sans devenir dingue et en se faisant plaisir " - à gauche : échange à deux à la Maison de la Rance - à droite discussion au sein d'Au P'tit Blosneur - Rennes et Dinan - 2021 et 2022

L’urgence climatique et moi ? Les Conversations Carbone aident à inscrire son action dans un nouveau récit de société, frugale et en lien avec les autres.

Les constats du réchauffement climatique sont réels. Ils sont en effet visibles dans les informations relayées dans les médias et au travers d’expériences personnelles. Ainsi les femmes et les hommes remarquent-ils les phénomènes climatiques exceptionnels. Ils vivent des situations inédites. Ils peuvent alors ressentir des émotions douloureuses comme la culpabilité, le découragement voire le déni. Les Conversations Carbone prennent en compte cette dimension émotionnelle. Elles constituent un point de départ pour évoluer vers une vie plus sobre en carbone.

Cette méthode allie les dimensions techniques et humaines du changement. Elle propose par exemple aux participants des informations fiables et des activités accessibles pour amorcer leur changement. Chacun prend aussi appui sur le collectif pour trouver en soi les leviers qui lui permettront d’agir sereinement et durablement. Le changement de comportement est ancré et pérenne. En se déployant dans toutes les sphères de vie de l’individu, il touchera les proches par effet de contamination positive. Les rencontres sont toujours assurées par un binôme de facilitateurs afin d’apporter le maximum d’attention aux participants. Avant, pendant et après les rencontres.

Aller plus loin : le site de l’association des Conversations Carbone en France, l’atelier 2 tonnes, un ouvrage inspirant et énergisant de Rob Hopkins : Et si… on libérait notre imagination pour créer le futur que nous voulons ?

Pour aller plus loin...

Le photographe ambulant sillonne la métropole rennaise à vélo. Il parcourt aussi, en auto cette fois, des contrées plus éloignées pour mettre en lumière l’engagement. Celui des femmes, des hommes, des organisations et des territoires.

Le vélo photographe a ainsi décidé d’ #agirmaintenant. Agir face à l’urgence climatique pour rendre visible et concret un récit alternatif de société, plus sobre et résiliente.

En choisissant le photographe ambulant, vous faites appel à un professionnel concerné et pleinement engagé dans la transition, qu’elle soit énergétique ou sociétale. Découvrez qui se trouve derrière l’appareil photo…